Prêt à tout pour vivre son rêve.. Fitzcarraldo, de Werner Herzog

Cela faisait un moment que je n’avais rien écrit et cela faisait un moment que je voulais voir ce film. La coïncidence est heureuse. J’ai donc vu ce film ; « Fitzcarraldo » de Werner Herzog, sorti en 1982, avec Klaus Kinski et Claudia Cardinale.

Cette envie de voir ce film issu de la « nouvelle vague de cinéma allemand » viens de 2 choses. La première motivation est venue suite au visionnage de la chronique du « Fossoyeur de film » (youtubeur que je recommande à tous) sur ce film et sur le cinéma de Werner Herzog plus généralement. La deuxième motivation n’est autre que le cocktail, dangereux mais efficace, Kinski/Herzog, qui ne m’a jamais déçu.

Fitzcarraldo Werner Herzog

Werner Herzog, le réalisateur posant devant l’élément principal du film

Le film, inspiré d’une histoire réelle, raconte l’aventure du déjanté mais attachant Brian Sweeny Fitzgerald (dit « Fitzcarraldo »), businessman ambitieux et amoureux fou d’opéra italien, et de son épouse Molly, riche tenancière d’une maison close à Iquitos (Amazonie péruvienne). L’action se situe (je suppose) dans les années 1900. Après avoir assisté, à l’opéra de Manaus en compagnie Molly, à une représentation de « Ernani » de Giuseppe Verdi, à laquelle participait le ténor Enrico Caruso, son idole de toujours, Fitz se laisse envahir par un rêve d’enfant ; la construction d’un opéra à Iquitos, en pleine forêt amazonienne, sur lequel se produirait son idole. Confronté au scepticisme (voir à la moquerie) des barons locaux mais bénéficiant du soutien inconditionnel de son épouse, il va alors entamer un long périple fluvial afin de vivre son rêve, à bord du « Molly-Aïda », bateau qu’il a rebaptisé en hommage à son épouse et à Verdi.

Molly (Claudia Cardinale), épouse dévouée qui soutiendra son homme (Klaus Kinski) contre vents et marées

Molly (Claudia Cardinale), épouse dévouée qui soutiendra son homme (Klaus Kinski) contre vents et marées

J’ai aimé ce film. Son message rentre complètement en contradiction avec « Aguirre, la colère de Dieu », autre film du tandem Herzog/Kinski, sorti dix ans plus tôt, relatant les mésaventure d’un conquistador perdu dans la folie. Dans « Fitzcarraldo », Klaus Kinski joue de nouveau un personnage dérangé (comme bien souvent). Mais cette folie est celle d’un enfant qui rêve de grandeur avec les étoiles plein les yeux, se moquant royalement du ridicule.

Il n’hésite pas à prendre des risques inconsidérées pour sortir de certaines situations comme la scène où, pour faire face à une menace d’attaque d’une tribu « Shuar », il fait jouer son phonographe pour faire raisonner un air de ténor… et ça marche ! !

Un rôle auquel l’acteur controversé nous habitua très peu, étant souvent cantonné à des rôles de méchant ou de fou allié (parfois les deux). Pourtant, de sa très vaste filmographie, ce rôle est sans doute son plus grand.

Comme on dit, qui ne tente rien n'a rien.. et en plus ça marche.. trop fort ce Fitz..

Comme on dit, qui ne tente rien n’a rien.. et en plus ça marche.. trop fort ce Fitz..

Werner Herzog n’est pas en reste, avec son jeu de caméra qui ne cesse d’aller vers le haut, soulignant l’ascension de son héros vers la réalisation possible de son rêve, ou encore la scène de l’ascension du bateau à flanc de colline, réalisée sans trucage.

Si vous saviez ce que ce bateau a pu endurer..

Si vous saviez ce que ce bateau a pu endurer..

A l’origine, le long-métrage devait être réalisé avec le grand Jason Robards dans le rôle-titre. Or ce dernier étant tombé gravement malade durant le tournage, Werner Herzog s’est vu contraint de recommencer le tournage avec son « meilleur ennemi ». Fitzcarraldo devait également avoir un associé joué par Mick Jagger, mais étant donné que le chanteur des Rolling Stones devait partir en tournée au moment où Herzog décida de tout reprendre, le personnage a tout simplement été rayé de l’intrigue.

De plus, le tournage manqua d’être un désastre, entre les risques que Herzog imposa aux figurants par souci de réalisme, les conditions climatiques extrêmes, Kinski (fidel à lui-même) pétant littéralement les plombs entre les prises (jeu de mot involontaire), des tensions diplomatiques entre le Pérou (lieu du tournage) et l’Equateur au même moment.. Nous étions loin d’imaginer un résultat finalement grandiose.

Je vous renvoie à l’excellente chronique du « fossoyeur de film » dont je vous avais parlé plus haut, afin d’avoir une analyse beaucoup plus détaillée sur ce chef d’oeuvre du « nouveau cinéma allemand ». Sans doute vous donnera-t-elle (comme pour moi) l’envie de le voir.

Ma conclusion tiens en très peu de mot, j’ai enfin vu ce film et je ne le regrette pas.

C'est bon Klaus j'ai terminé tu peux te détendre..

C’est bon Klaus j’ai terminé tu peux te détendre.. Comment? Qu’est-ce que se détendre? Comment t’expliquer..

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Sur un blogg dans l’Ouest..

Salut les loulous, cela fait longtemps n’est-ce pas ? Pas d’inquiétude je suis bien vivant. Bon nombre de péripéties ont eu lieu depuis, ce qui explique cette longueur. Bref, me revoici prêt à re-chroniquer et à re-vulgariser (et à re-rigoler un peu aussi).. et aujourd’hui nous allons parler cinéma.

Olà Cheyenne.. tu m'as l'air emballé..

Olà Cheyenne.. tu m’as l’air emballé..

Le film dont je vais vous parler maintenant appartient à un genre que j’affectionne tout particulièrement – du moins un de ces sous-genres -, à savoir le Western.. mais attention, le bon vrai western qui sent bon l’Ouest sauvage où l’on ne trouve que des anti-héros, réalisé par MONSIEUR Sergio Leone.. un Italien.. cela coule de source.^^ Plus sérieusement, je ne vais pas trop perdre de temps à disserter sur les Westerns Italiens qui ont cartonné dans la deuxième année des années 60, donnant naissance au Western Crépusculaire. Non je ne dirais pas « Western Spaghetti », ayant toujours détesté cette appellation quelquepeu raciste générée par la mauvaise fois de cinéastes américains de l’époque.. OK ON ENCHAINE !!

Et ça c'est de l'affiche qui en jette !!

Et ça c’est de l’affiche qui en jette !!

Le film répond au doux nom de « Il était une fois dans l’Ouest » (Once Uppon A Time In The West), réalisé par Sergio Leone, sorti en salle entre 1968 et 1969 selon les pays. Comment dire, ce film.. est.. bon.. Fort de son succès du à la trilogie du dollars, Sergio Leone, réalisant intentionnellement son dernier Western, enfonce le clou avec ce qui allait être, selon moi, son plus grand film jamais réalisé. L’ayant vu une première fois en tant qu’adolescent, j’ai mis beaucoup de temps avant de vraiment aimer ce film. Aujourd’hui je ne vois pas comment on pourrait parler de Western (tout sous-genre confondu) sans l’évoquer au moins une fois. Alors je vous préviens, partant du principe que beaucoup de gens l’ont vu, je vais spoiler pas mal de fois pour les besoins de mon article, mais je ferais de mon mieux pour ne pas trop en dire.

Commençons déjà par son casting.. comment dire.. de malade !!!

I°) Le casting de malade ! ! !

Claudia Cardinale au sommet de sa beauté

Claudia Cardinale au sommet de sa beauté

Ladies 1st, pour commencer nous avons l’une des plus belles actrices qui fut jamais, au sommet de sa beauté j’ai nommé Claudia Cardinale. Elle joue Gill McBain, une jeune veuve éplorée, que son passé « peu chrétien » va rattraper malgré elle. Cependant, d’un tempérament fort, elle fera tout pour que les grands rêves de son défunt mari ne sombrent pas dans l’oubli (jusqu’à aller coucher avec l’homme qui a tué ce dernier).

Charles Bronson qui fut aussi justicier dans la ville.. ici il sait jouer et il sait tirer

Charles Bronson qui fut aussi justicier dans la ville.. ici il sait jouer et il sait tirer

Passons au personnage mystérieux. Pendant 3 films Sergio Leone a fait appel à Clint Eastwood, cette fois-ci, c’est (le non-moins badass) Charles Bronson qui va avoir cette tâche, qu’il va remplir avec brio. Ici, notre ami interprête un as de la gâchette sans nom, jouant de l’harmonica avant de tuer ses victime et qui cache un douloureux passé.

Jason Robards est Cheyenne, un bandit qui en impose mais qui sait avoir de bons côtés..

Jason Robards est Cheyenne, un bandit qui en impose mais qui sait avoir de bons côtés..

Ensuite, (aaaaah j’adore ce personnage) il y a le personnage de Cheyenne. Hors-la-loi notoire, chef de gang, posant les bases -pour rester correct- lors de son apparission à l’écran, il est pourtant le personnage le plus attachant de la série. En effet, bien que bandit reconnu, il fait cependant preuve d’une grande clémence et l’idée qu’il soit accusé à tord d’avoir tué toute une famille (dont trois enfants) le rend malade ; il mènera en conséquence une contre-enquête pour chercher le vrai tueur, aux côté de l’homme à l’harmonica. Il est également très romantique (du moins à sa manière^^ ), il va tomber fortement amoureux de la belle veuve. Cela va même devenir réciproque. Mais conscient qu’une hypothétique relation n’aurait aucune issue, il se contentera d’une très forte amitié. Il est joué par l’excellent Jason Robards, acteur particulièrement doué pour les rôles de composition.

"oh putain c'est Henry Fonda.. trop bien ! ! " merci pour l'analyse Sergio.. donc là c'est Franck

« oh putain c’est Henry Fonda.. trop bien ! !  » merci pour l’analyse Sergio.. donc là c’est Franck

Enfin, si il y a bien un acteur, dont la présence dans le film a beaucoup oeuvré pour sa renommé, c’est bien lui. Superstar mondiale du cinéma des années 40 et véritable légende vivante aux yeux de ses pairs, MONSIEUR.. Henry Fonda !! Sergio Leone n’en revenait pas lui même d’avoir Henry Fonda dans son film.. (Il aurait dit, à l’apparition du personnage lors de la première projection, « Oh mon dieu c’est Henry Fonda, Enorme !!! », effectivement ce n’est pas comme si il y avait eu un tournage auparavant^^ ). Il joue le personnage de Franck, tueur de sang froid et homme de main d’un businessman ambitieux (et quelque peu véreux) qu’il va finir par trahir. Il cherchera à s’adoucir et à trouver d’autres moyens de négociation que les armes, mais il renoncera, réalisant que l’on ne se refait pas.

 

Mais un grand casting ne fait pas tout.. Ai-je parlé de la bande originale ?

II°) Encore et toujours, le grand Ennio Morricone

Cheyenne espère que "Harmonica" ne fera pas de fausse note..

Cheyenne espère que « Harmonica » ne fera pas de fausse note..

Qui dit Sergio Leone derrière la caméra, dit bien souvent Maître Ennio Morricone à la baguette. Ce grand monsieur, dont les BO sont innombrables, s’est donc chargé des notes, et de la plus belle manière encore une fois. Qui n’a jamais frissonné à l’écoute du thème de l’harmonica ? Qui ne s’est jamais ému à l’écoute du thème de Gill ? Ou même encore balancé la tête de gauche à droite sur le rythme du thème de Cheyenne ?

Cette partie est très courte car j’invite les gens novices à aller découvrir ces superbes musiques. (Harmonica’s Theme, Once Uppon A Time In The West, Cheyenne’s Theme, et d’autres liens qui se trouveront je pense très facilement depuis les recherches)

... car quand il ne joue pas de son instrument, il en joue un autre

… car quand il ne joue pas de son instrument, il en joue un autre

III°) Le rythme du film.. c’est son essence..

oh oh.. je voudrais pas être celui qui est en face..

oh oh.. je ne voudrais pas être celui qui est en face..

Et c’est là que l’on remarque à quel point Sergio Leone était un génie. Il a tout simplement cassé les codes. Alors que les films de la trilogie du dollars avaient donné un second souffle au Western en se débarrassant du manichéisme, rendant les personnages plus humains, ici nous sommes en immersion totale par rapport à l’oeuvre.

Chaque personnage, à travers les jeux de caméra (zoomant souvent sur les visages), va laisser transparaître ses pensés au spectateur, laissant clairement apparaître des moments forts et des moments faibles dans les action qu’il (elle) va entreprendre (l’agacement de Franck sur l’homme à l’harmonica, les regards de Cheyenne envers Gill, etc.)  ; ce qui suscite une reconnaissance de soit-même en chacun d’eux.

Gill a un mauvais pré-sentiment (SPOOOOIL ! ! !^^)

Gill a un mauvais pré-sentiment (SPOOOOIL ! ! !^^)

L’action du film est lente. C’est ce qui, une dizaine d’année plus tôt, m’avait un petit peu embêté par rapport à l’intrigue que je trouvais intéressante. En fait, Sergio Leone a eu raison de choisir ce rythme cassé pour le film. Ce film n’est pas sensé être fait pour de l’action brêve et soudaine. Il y en a de temps en temps, bien entendu. Ce Western met en avant principalement une tension permanente et des scènes généralement dramatiques (bien souvent à la manière d’un opéra). Il n’est d’ailleurs pas incorrect de penser que ce film a un fond de tragédie (son introduction relativement longue digne d’un prélude d’opéra, des personnages affrontant leur destin, etc).

Cheyenne en pleine prise de tête.. aaah à force d'être au soleil.. tu m'étonnes que tu demandes une jarre de Whisky en arrivant (SPOIIIIL ! ! !^^)

Cheyenne en pleine prise de tête.. aaah à force d’être au soleil.. tu m’étonnes que tu demandes une jarre de Whisky en arrivant (SPOIIIIL ! ! !^^)

A noter également que les décors du film (tourné en partie à Monument Valley, en Arizona) sont particulièrement remarquables (cf. la scène où Gill est conduite à sa nouvelle maison)

Sergio Leone (au centre) entouré des 4 protagonistes

Sergio Leone (au centre) entouré des 4 protagonistes

CONCLUSION, j’ai longtemps hésité avant de me décider à parler de ce monument du 7ème art, mais il y a tellement de choses à dire encore qu’il faudrait multiplier cet article par 10 en nombre de lignes. J’espère que mon coup de coeur sur le 20ème plus grand film de tous les temps (selon IMDB) aura donné envie de le voir (ou de le revoir).. D’ailleurs, je me le regarderais bien là.. 😉

un film animé aux messages forts

« Il y a des choses que tu vois avec tes yeux, et d’autres que tu vois avec ton coeur.. », « laisse ton coeur te guider, il murmure, alors écoute le attentivement ».. L’autre jour j’ai revu ce dessin animé que je n’avais pas vu depuis 20ans (environs), je me suis souvenu de ces dialogues, de ces images, de cette musique et j’ai dit waaaw (mes yeux aussi l’ont dit à leur manière par ailleurs..). Le gosse que j’ai été avait soudainement refait surface et honnêtement, je l’assume fièrement. Car si il y a bien UN dessin animé que je serais fier de faire regarder à mes enfants, c’est bien celui là. The_Land_Before_Time_poster

Ce dessin animé est BEAU ! ! Il n’est pas niais. Il véhicule des messages forts. Et -grosse surprise- il n’est pas un Disney.. mais un Amblin (production dirigée par un certain Steven Spielberg). Effectivement Disney (que je respecte bien évidemment) ne possède pas le monopole des dessins animés qui marquent un enfant (ce fut mon cas). Je vais vous parler du « petit dinosaure et la vallée des merveilles » (The Land Before Time) par Don Bluth, sorti en 1988 sur nos écrans.

Commençons par résumer l’histoire. Comme vous l’avez deviné cela se situe « bien avant l’homme, le loup, la baleine et le mastodonte », au temps des dinosaures (rroooaaaar ! !). La Terre se dessèche et le climat.. euh.. part en sucette on peut le dire!!^^ Les troupeaux sont contraints de se déplacer à l’Ouest où (selon une légende) se trouve une grande vallée merveilleuse avec de l’eau de l’herbe et des arbres à perte de vue. Un petit dinosaure, « petit pied » (« little foot »), issu de la famille des longs coups (probablement un diplodocus), entreprend le voyage avec sa mère et ses grands parents. Malheureusement, un terrible T-Rex nommé « dent trenchante » va les attaquer. Pendant la lutte va avoir lieu la dérive des continents, causant un terrible séisme qui va séparer Petit Pied de ses grands parents. Sa maman gravement blessée va succomber à ses blessures. Petit Pied, livré à lui-même va poursuivre la quête et va rencontrer d’autres enfants dinosaures perdus, tous de races différentes, qui vont devenir ses amis.

Petit Pied.. si petit et si vaillant déjà

Petit Pied.. si petit et si vaillant déjà

Premier de mes coups de coeur. Ce long-métrage met l’accent sur plein de messages forts. L’espoir, le combat contre la fatalité, l’antiracisme, et l’accomplissement personnel et collectif. Pendant de nombreuses étapes du voyage, nos héros douteront, se diviseront (à l’image de Cera, la petite tricératops fière), mais se montreront toujours plus forts par la suite.

Deuxième coup de coeur, la musique. Compositeur pour le film, le grand James Horner, qui nous a malheureusement quitté cette année. Je ferais très certainement un article sur, selon moi, « le plus grand compositeur de cinéma » qui possède une œuvre immense regroupant des bandes originales célèbres dans des films aux multiples récompenses (Braveheart, Titanic, Avatar, Willow, Troie, Aliens, Appollo 13, Le nom de la rose…). Dans ce film, le leitmotiv musical met l’accent sur la dimension épique de cette odyssée sans ne jamais trop en faire. Les instruments à cordes et les bois sont les instruments que l’on entend le plus souvent. Un troisième thème interprété par un choeur de femmes revient également de temps à autre. Les deux thèmes principaux sont repris dans le générique de fin, la chanson « If we hold on together » interprétée par la grande Diana Ross.

James Horner (1952 - 2015) un grand nom de la musique qui aujourd'hui nous manque..

James Horner (1952 – 2015) un grand nom de la musique qui aujourd’hui nous manque..

Troisième coup de coeur, son réalisateur. Don Bluth a travaillé chez Disney comme animateur de 1971 à 1979. Nous lui devons Robin des Bois (1973), Les Aventures De Bernard Et Bianca (1977) ou encore Rox Et Rouky (1981). Il va fonder diverses boîtes de production et travailler souvent avec Lucas et Spielberg. De cette époque, hormis «Le Petit Dinosaure.. », nous lui devons « Fievel et Le Nouveau Monde » (1986), « Rock – O – Rico » -mélangeant cartoon et humains-(1991), « Poucelina » (1994) ou encore « Anastasia » (1997).

Don Bluth ici en pleine création dans les années 80.. oh Mrs Bisby une autre de ses créations !!

Don Bluth ici en pleine création dans les années 80.. oh Mrs Bisby une autre de ses créations !!

 

 

 

 

Seul petit bémol, les suites… Mais NAN LES GARS POURQUOI ! ! ! Comment dire, à partir de 1994, le chef-d’oeuvre a été décliné en plusieurs suites pour la télévision en y incluant des chansons un peu à la manière d’un dessin animé Disney et cela a eu pour ainsi dire.. un accueil qu’était pas trop pareil. ^^ (Même si le grand Roger Carel a continué longtemps de doubler la voix française de Petrie -un petit ptérodactyle un peu peureux-)

 

L'étoile d'arbre est le cadeau de sa maman.. elle redonnera fois à Petit Pied à de nombreuses reprises

L’étoile d’arbre est le cadeau de sa maman.. elle redonnera fois à Petit Pied à de nombreuses reprises

Cela ne fait rien, c’est bien du dessin animé de 1988 dont il était question. J’encourage vraiment les plus jeunes à le voir. Cela puisse-t-il reboulverser des mentalités, donner des leçons de vie.

L'amitié c'est quand même beau

L’amitié c’est quand même beau

Gros gros chat tacheté.. et METAL ! ! ! \m/

« Hawdy fellows !! Welcome to Arlington, Texas !!  Right here we love HEAVY METAL music ! ! !».. cherchez l’intrus dans la phrase.. comment ça cliché ??:p Queneni vile lardons, loin de moi l’idée de proférer de sarcastiques collibets sur nos amis d’outre-atlantique voyons !! Vous n’avez rien compris à mon introduction ? C’est normal c’était mon but  !! ^^ Bref j’écris, j’écris, je gagne des lignes certes je ne vais pas continuer à m’attarder de rajouter des lignes sans fin où je parle pour ne rien dire c’est une technique qui ne fonctionne qu’une fois.. BREF ! ! ! pardon.. de quoi est-il question aujourd’hui ? Ah oui de Texas, de Heavy Metal, et de Heavy Metal qui vient du Texas ! ! ! Ooyeaah.. euh pardon je voulais dire.. Ooowyyiiihaaa !! Comment ça cliché ? Queneni vile lardons.. RAAAAAAAH ENCHAîNE ! ! ! ok ok du calme (oui je me répond à moi même, pratique très répandue)

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bah il est où le chaton? oh pardon.. non non, rien..

BIEN !! Je vous dit Texas, je vous dit Heavy Metal, je vous dit gros barbus et chauve tatoué, vous me dites ? Euh.. Baboulinet ? Mais naaan ! ! ! PANTERA ! ! !

Formé en 1982 par 2 jeunes frères répondant aux doux noms de Vinnie Paul (né Vincent Abbot) et Diamond Darrel (plus tard Dimebag Darrel, né Darrel Abbot), ce groupe texan a traversé les ages sans être « has been ». Encore de nos jours, en 2015, soit plus de 10ans après la séparation du groupe, plus de 10ans après l’assassinat de Dimebag Darrel, des gamins arrivent à en écouter sans ressentir un quelconque plaisir coupable. Pantera n’a jamais été et ne sera jamais kitch.. euh.. parlons nous de la période glam metal que le groupe lui même détestait évoquer ?? rhooo ça va, personne n’est parfait non plus, et puis quelques gens aimaient bien aussi!! Je crois.. :p ^^

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Avant (en haut) / Après (en bas) .. ah oui quand même !!!

La première période du groupe (1982 – 1986) fût marquée par la grande vague de Glam Metal, un Metal/Hard Rock haut en couleurs, cuir et paillettes (grrr.. miaww..^^) qui faisait un tabac parmi d’autre sous-genres populaires à l’époque. A l’époque, le groupe était composé de Vinnie Paul à la batterie, son petit frère ultra-talentueux Dimebag Darrel (Diamond à l’époque) à la guitare, Rex Brown à la basse et Terry Glaze au micro. De ses années naîtront 3 albums (« Metal Magic », « Project In The Jungle » et « I Am The Night »).

En 1986, constatant que le vent tourne pour le Glam Metal, au vu des succès grandissant de groupes tels que Metallica, Slayer, le combo texan souhaite alors s’orienter vers d’autres horizons, moins pailleté plus torturé et plus sombre. Ce que Terry ne souhaitera pas, il sera alors évincé du groupe par un jeune chanteur au fort potentiel originaire de la Nouvelle-Orléans.. Son nom.. Phil Anselmo ! ! ! Un album intitulé « Power Metal » verra le jour en 1988. Il marque une véritable période de transition entre le Pantera ancien et le Pantera qui allait (re)naître.

Phil Anselmo, la recrue qui allait changer la donne.. calin ??

Phil Anselmo, la recrue qui allait changer la donne.. calin ??

Deux ans passèrent, et là c’est le choc ! ! L’album « Cowboys From Hell » arrive dans les bacs. Il est considéré par beaucoup comme le premier « vrai » album de Pantera tellement il aura déclenché un raz de marré dans l’univers musical de l’époque. Le «Groove Metal» venait de faire son apparition. Il s’agit d’un Heavy Metal à l’accordage bien plus grave, aux rythmes variés (souvent changeant), le guitariste inclus des riffs groovy avec saturation poussée au maximum, et chaque groupe n’hésite pas à revendiquer fièrement ses origines (particulièrement Sepultura et Lamb of God). Ce genre connaîtra une évolution qui donnera naissance à d’autres styles tels que le Metalcore ou le Sludge Metal.

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Dimebag Darrel (1966 – 2004), l’un des plus grands guitaristes heavy metal

La décennie des années 90 se traduira par un groupe au sommet de son art, suscitant des records d’affluences dans les concerts et festivals rock-metal à travers la planète. Encore 4 albums, de plus en plus bourrins, naîtront avec toujours autant d’impact (Vulgar Display Of Power (92), Far Beyond Driven (94), Great Southern Trendkill (96) et Reinventing The Steel (99)). Malheureusement, en 2001, en raison de tensions trop fortes entre les membres suite à diverses raisons (problèmes d’ego, surconsommation de substances diverses et variées.. :p), le groupe se sépare. Mais le pire n’est pas là..
Columbus dans l’Ohio 8 Décembre 2004, Dimebag et Vinnie donnent un concert à l’Alrosa Villa Club avec Damageplan, groupe formé par les deux frangins un an plus tôt. Dans le public se trouve Nathan Gale, un maniaque de 35ans radié de l’armé pour schizophrénie. Il a avec lui un pistolet semi-automatique (comment les vigiles ont pu ne pas le voir.. ? :/ passons..). Compositeur raté, il reproche à Pantera d’avoir volé sa musique. Nathan se rue sur scène et abat Dimebag de 5 balles dans la tête avant de tirer sur le public (4 autres morts). Un policier profite que le malade recharge son arme pour le descendre. Dimebag aura par la suite bien des hommages de différents groupes (Zack Wylde composera « In This River », Avenged Sevenfold composera « Betrayed », et j’en passe..). Compositeur de génie, soliste divin, explorateur musical hors-pair et véritable monstre sacré du Heavy Metal, Dimebag Darrell repose avec, dans son cercueil, la guitare noire et jaune d’Eddie Van Halen qu’on aperçoit sur l’album « Van Halen II ». 8 Décembre 2004, le jour où un malade nous a privé d’une légende et de quatre malheureux.

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Dimebag en plein effort

Quant à Phil Anselmo, il continuera de mener ses projets avec différents groupes (dont Down le plus connu avec lequel il tourne depuis plus de 20ans à travers le monde).

En conclusion, la musique de Pantera aura connu diverses facettes. Elle a eu un impact tel dans la musique extrême, qu’aucun fan de Heavy Metal ne peut ignorer Pantera. Pantera, que l’on aime ou que l’on n’aime pas, que l’on préfère telle ou telle période, c’est un groupe qui se respecte, et dont la musique traverse les décennies sans jamais perdre son impact.

Peut être ne vous ai-je rien appris, mais sachez qu’il est toujours bon de se remémorer ses classiques.

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Ici au Texas, on se marre bien..

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Dimebag et Rex : « Caliiiin » Phil : « mais qu’est ce qu’ils foutent? » Vinnie: « rhooo laisse.. »

l’art du « déjà vu »

Plissken.. ou l’art du « déjà vu » !! Mais qui est Plissken ?? Pardon son nom est Snake, enfin c’est lui qui le dit. Bref qui est il sinon le 71ème personnage dans le classement des grands films du magazine Empire ? Voyons vous l’avez déjà vu avec sa crinière, son œil en moins et sa voix qu’on a du mal à entendre au point de tendre l’oreille à chaque dialogue. Et si je vous dit « Escape From New York » (ou « New York 1997 » en Français.. -beuh-) de John Carpenter ? aaah d’accord c’est plus causant. Et si je vous dit « Escape From LA » (« Los Angeles 2013 ») ? Ce n’est pas grave si cela parle moins, en gros c’est le même mais pas le même^^. Je me fous de vous ? Pas du tout. Il y a bien eu 2 films mettant en scène cet anti-héro immortalisé par l’excellent Kurt Russell, et le deuxième est pour ainsi dire un « copier-coller narratif» du premier sous une différente version (autre année, autre lieu, autres personnes, mais trame quasi-similaire :/ ). Catastrophique ? Peut être pas. Décevant ? Un peu. Qu’a-t-il prit à notre « Big Johnny » adoré de réaliser la même chose avec des éléments différents ? Lui qui pourtant est un génie hors du commun (« Halloween », « The Thing »). Plissken.. ou l’art du « déjà vu » !! Vous l’avez compris, aujourd’hui nous parlons cinoche.
Voici d’abord le premier des 2 films « Escape From New York » de John Carpenter.Escape From New York 02

Souvenons nous.. nous sommes en 20.. euh.. 199.. euh non attendez il y a tellement d’années qui sont cités dans cette rubrique que je vais très certainement vous donner mal à la tête. Donc nous allons commencer par.. euh.. le commencement ? Oui c’est cela le commencement.

Nous sommes en 1976, soit 2ans après la démission forcée du président américain Richard Nixon suite au scandale du « Watergate ». Cette année là.. NON JE NE CHANTE PAS DU CLOCLO !! bref.. cette année là, un jeune réalisateur de génie répondant au doux nom de John Carpenter acheva un scénario extraordinaire d’anticipation portant sur une prison de la taille d’une grande ville américaine.

Snake, tu vas sauver le président.. « le président de quoi?? »

Pour l’intrigue, je vous la fait courte.New York, 1988, le taux de délinquance est pharaonique. Les pouvoirs en place perdent le contrôle progressivement. Neuf ans passèrent et Manhattan, devenue depuis une prison géante est constamment surveillée au-delà d’un mur de confinement. On est d’accord, ça envoie !! Eh bien « croyez moi croyez moi pas.. », Carpenter eu toute les peines du monde à trouver un studio désireux de l’aider sur ce projet, «jugé trop violent, trop violent, trop bizarre» d’après notre ami.

C’est donc le 24 Juin 1981 que « Escape from New York » apparu sur les écrans de nos salles obscures. Dans cette œuvre, Snake Plissken, un jeune mercenaire borgne, hors-la-loi réputé pour ses talents d’homme d’action, est chargé contre son gré de la mission suivante ; récupérer une cassette importante concernant des secrets nucléaires et sauver le président américain qui, voulant échapper à une attaque terroriste à bord de l’Air Force One, se retrouve dans la prison géante évoquée plus haut.

le grand Lee Van Cleef dans la peau du chef de la police

le grand Lee Van Cleef dans la peau du chef de la police

La distribution est juste époustouflante. Kurt Russell (étoile montante du 7ème art) joue Snake Plissken ; Lee Van Cleef (légende des westerns) joue Bob Hauk, chef de la sécurité ; Ernest Borgnine (une autre légende) joue Cabbie, un chauffeur de taxi qui va aider Plissken ; Isaac Hayes (musicien de génie) joue le méchant « Duc » ; Et Donald Pleasence (légendaire pour jouer des méchants -dans «on ne vit que 2 fois » notamment-) joue le président. Et j’en passe.

Escape From New York 05

Snake pourra toujours compter sur Cabbie, un chauffeur de taxi futé joué par Ernest Borgnine

Parlons maintenant de la BO. Celui qui n’a jamais entendu les quelques notes de clavier du thème principal.. est un menteur!!^^ C’est John Carpenter lui-même qui a composé la bande originale dans sa quasi-globalité (exception faite d’un extrait de l’oeuvre de Claude Debussy, « la cité engloutie » ainsi que de la chanson « Everyone’s Coming to New York » de Nick Castle ). Elle a été faite de façon simple, avec quelques instruments électroniques, suscitant ainsi l’attention du spectateur (et sa tension^^ ) sur l’atmosphère apocalyptique et constamment pesante du film.

Escape From New York 07

« où es le duc? »

Concernant justement le rendu de l’oeuvre, tension du début à la fin. L’atmosphère rappelle les œuvres de Sergio Leone (dont Carpenter était admirateur), soit un rythme peu rapide souvent cassé causant une ambiance très angoissante et hautement crépusculaire. De plus, tout comme son idole, il n’en a pas trop fait (voir pas assez selon certain) et cela a été suffisant pour en faire un film de grande envergure : 6 millions de dollars US de budget et 50 millions de dollars US de recette, et nominé à 4 reprises aux Saturn Awards 1982 (meilleur film de science-fiction, meilleur réalisateur, meilleur maquillage, meilleurs costumes).

le voilà, Isaac Hayes joue le "Duc"

le voilà, Isaac Hayes joue le « Duc »

Une suite aurait pu ne jamais naître.. en fait si, une première idée a germé vers 1985-86 avant de disparaître. Et un jour de 1994, Los Angeles est prise par un séisme, on raconte que ce triste événement persuada définitivement John Carpenter de réaliser une suite, sortie en 1996 dans nos salles.

Ladies and gentlemen.. « Escape From L.A. »  de John Carpenter.Escape From LA 01

Tout part d’un très bon sentiment chez John Carpenter (« hourra on va revoir Snake Plissken ! ! »). L’intrigue est la suivante, en 1998 a lieu un terrible séisme qui transforma Los Angeles en île (jusque là tout va bien -enfin façon de parler^^⁻), suite au taux de criminalité ultra élevé pour lequel les autorités perdent pieds (décidément les États-Unis quand ils galèrent.. ^^ mais continuons), Los Angeles est transformé en prison géante (Encore ??:D ). Et 15ans plus tard, Snake Plissken revient sans une ride, et encore une fois contre sa volonté doit s’infiltrer dans la ville prison pour récupérer des codes de désactivation magnétique à grande échelle.

Jusque là, il n’y a pas vraiment de souci majeur, certes nous avons un Snake Plissken qui se fait encore arrêter au début du film (décidément pas très futé pour se faire pincer autant) et qui se fait ENCOOORE injecter une saleté qui le tue si il ne respecte pas les délais fixées par un chronomètre pour aller au bout de sa mission. Mais, encore une fois, c’est dans l’intérêt de la suite. Carpenter a voulu restituer la peur panique et l’envie de s’échapper comme dans le premier film. Mais Johnny, était il nécessaire que tu reproduises exactement la même trame scénaristique ?

il est de retour ça va chier..

il est de retour ça va chier..

Vous ne me croyez pas ? [ALERTE SPOIL : ON!!] New York, Snake échappe à une émeute et rencontre une blonde qui le reconnaît cette dernière lui demande de l’aider à s’enfuir avant de se faire chopper par des zombies. Les zombies poursuivent Snake qui parvient à leur échapper grâce à l’aide d’un taxi. Los Angeles, il rencontre une brune avec laquelle il se fait enlever mais parvient à s’enfuir avec elle, la fille le reconnaît et voudrais s’enfuir également mais se fait descendre par un tir donnant lieu à une fusillade, les méchants s’enfuient, Snake tente de les poursuivre et tombe sur un taxi. [ALERTE SPOIL : OFF!!]

Toujours le chic pour se foutre dans la merde celui là :p

Toujours le chic pour se foutre dans la merde celui là !! :p

Coïncidence ? [ALERTE SPOIL : ON!!] New York, Snake se fait piéger et prendre en otage par le « Duc », il va devoir surmonter une épreuve où il va devoir affronter un gars costaud sur un ring. Los Angeles, Snake se fait enlever de nouveau et dans un grand stade se fait poser un défi de basket-ball par un « pseudo Che Guevarra » joué par George Corraface ( « greco-coccoricooooo ! ! ! »:p ). [ALERTE SPOIL : OFF!!]

Il s’agissait de quelques exemples mais entendons nous bien cependant, ce n’est pas le fait que Carpenter réutilise des éléments du premier film qui est gênant en soit. Mais qu’il les utilise quasiment tous, et quasiment au même moment dans le film (à 3 exceptions prêt) est juste dommage.

non non ce n’est ni Che Guevarra ni mon pote Jea, c’est bien le méchant que joue George Corraface

Cependant ce film reste un très bon divertissement. Malgré des effets spéciaux souvent bâclés, il a un petit peu plus de fun, d’humour et d’autodérision que le premier. Le rythme est globalement le même et les sensations fortes sont toujours présentes. Pour la musique, John Carpenter a laissé certains artistes y prendre part (Rob Zombie, Clutch et j’en passe), une bande originale assez correcte bien que le célèbre thème principal du premier film ne soit entendu qu’au générique du début. Je reste persuadé que si « Escape From L.A. » avait été un reboot version « West Coast » de « Escape From New York » (sans que Plissken n’aie de lien entre les 2 films), sans doute les critiques de l’époque auraient été moins durs avec ce film qui finalement a eu tout de même droit à 2 nominations aux Saturn Awards 1997 (meilleur film de science-fiction et meilleurs costumes).

Grishka?? :p

Grishka?? :p

En conclusion, un film a eu un succès planétaire dans les années 80 et pendant longtemps on a hésité à en faire une suite. Un jour cela se fît avec plus de budget, et ironie du sort, le film ayant plus de budget est celui qui a moins bien marché au box office, mais cela n’est pas catastrophique, les films se regardent car après tout, ce n’est que du cinéma. 😉

 

 

Peut être ne vous ai-je rien appris, mais il est bon de se rappeler quelquefois des classiques d’un autre temps. En espérant vous avoir donné envie de les voir. Très bon films.^^

Les « All Blacks », une équipe de records..

Quelle grande équipe nationale de rugby à XV est surnommée les « kiwis » ? Avouez que vous avez du mal à répondre à cette question. Or si je vous donne son autre surnom c’est la réponse que je vous donne directement. C’est à l’aube de l’édition 2015 de la coupe du Monde de Rugby à XV, se tenant en Angleterre, que j’ai choisi d’écrire ma première note de blogg sur une équipe dont on ne se lasse jamais de voir un tel jeu. Une équipe que l’on ne présente plus et qui pourtant n’a jamais cessé de faire vibrer le coeur des amoureux du sport. Si je vous parle des « All Blacks », forcément une lumière jaillit dans le cerveau et notre voix interne se met à hurler un cri de ralliement maori. Bien entendu je parle de l’équipe de Nouvelle-Zélande de rugby à XV.

Bien entendu j’aurais pu parler de bien d’autres équipes encore, notamment mes équipes favorites telles que le Pays de Galles, l’Afrique du Sud ou encore l’Irlande. Mais tout spectateur objectif de ce « sport de brute pratiqué par des gentlemen » se souviendra des « All Blacks ». Les raisons de cette hégémonie sportive (et même culturelle -comprendre culture collective-) sont multiples. Certes la Nouvelle-Zélande n’a (pour le moment) gagné que 2 des 7 coupes du Monde précédentes me direz vous. Sur cela je suis d’accord, les compétitions sont toujours très disputés, et les valeureux prétendants au titre ne manquent pas. Mais vous ai-je parlé des différents records concernant le XV de la fougère ?? Non ? Accrochez vous en voici..

Emblème des "All Blacks"

La fougère, emblème des « All Blacks »

1/ La Nouvelle-Zélande est la seule équipe nationale qui compte plus de victoires que de défaites contre CHAQUE adversaire qu’elle a rencontré depuis son premier match officiel en 1903. Le rapport victoire/nul/défaite le plus serré est celui l’opposant aux « Spring Bokks » sud-africains avec 51 victoires 3 nuls et 35 défaites (soit 57,30 % de victoires au 22 novembre 2014). Certaines grandes nations telles que l’Irlande ou l’Ecosse ne l’ont même jamais battu à ce jour.

2/ Les « All Blacks » ont tenu pendant 8ans la plus large victoire de l’histoire de la coupe du Monde. C’était le 4 Juin 1995 à l’occasion des phases de groupes, en Afrique du Sud. Opposés au Japon, ils ont remporté ce match sur le score de.. 145 à 17 ! ! Le record fut battu par l’Australie, le 25 Octobre 2003. Chez eux, les « Wallabies » s’étaient « débarrassés » de la Namibie.. 142 à 0..

Cependant, le match du 4 Juin 1995 détient toujours 2 records, à savoir celui du plus grand nombre d’essais marqués par un joueur en une seule rencontre (Mark Ellis, 6 essais) ainsi que le plus grand nombre de points inscrits en transformation par un joueur (Simon Culhane, 45 points)

Un des différents hakas (chant de ralliement maori) de l'équipe néo-zélandaise

Un des différents hakas (chant de ralliement maori) de l’équipe néo-zélandaise

3/ Si les « All Blacks » ne détiennent plus le record de la plus large victoire sur une équipe, en revanche la plus lourde défaite de l’équipe néo zélandaise a été enregistrée avec un écart de.. 21 points (à peine) !! (le 28 Août 1999 contre l’Australie, une défaite 7 à 28)

4/ Ils ont remporté 13 des 18 éditions du Rugby Championship (nom actuel de l’ancien « tri-nation », championnat de l’hémisphère Sud opposant l’Australie, l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande. Changement de nom depuis que l’Argentine fut ajoutée dans la compétition, en 2012)

Les "All Black White" en 1928.. le rugby à XV était surtout pratiqué par les "anglais" de Nouvelle-Zélande, les maoris pratiquant surtout le rugby à XIII, le "métissage" de l'équipe n'est que très récent (environ les années 1980)

Les « All Black (and White) » en 1928.. le rugby à XV était surtout pratiqué par des blancs issus de classes aisées. Les maoris, classes globalement plus modestes à l’époque pratiquaient surtout le rugby à XIII (plus accessible financièrement), le « métissage » de l’équipe n’est que très récent (environ les années 1980)

5/ Les « Black Ferns » (fougères noires), équipe féminine de Nouvelle-Zélande de rugby ont également remporté le plus de coupe du Monde (1998, 2002, 2006, 2010, soit 4 fois -et consécutives- sur les 7 disputés)

Je ne vous aurais peut être rien appris, mais admettez que les chiffres impressionnent toujours même en les ayant vu des centaines de fois.. en vous souhaitant de bons matchs ! ! !