l’art du « déjà vu »

Plissken.. ou l’art du « déjà vu » !! Mais qui est Plissken ?? Pardon son nom est Snake, enfin c’est lui qui le dit. Bref qui est il sinon le 71ème personnage dans le classement des grands films du magazine Empire ? Voyons vous l’avez déjà vu avec sa crinière, son œil en moins et sa voix qu’on a du mal à entendre au point de tendre l’oreille à chaque dialogue. Et si je vous dit « Escape From New York » (ou « New York 1997 » en Français.. -beuh-) de John Carpenter ? aaah d’accord c’est plus causant. Et si je vous dit « Escape From LA » (« Los Angeles 2013 ») ? Ce n’est pas grave si cela parle moins, en gros c’est le même mais pas le même^^. Je me fous de vous ? Pas du tout. Il y a bien eu 2 films mettant en scène cet anti-héro immortalisé par l’excellent Kurt Russell, et le deuxième est pour ainsi dire un « copier-coller narratif» du premier sous une différente version (autre année, autre lieu, autres personnes, mais trame quasi-similaire :/ ). Catastrophique ? Peut être pas. Décevant ? Un peu. Qu’a-t-il prit à notre « Big Johnny » adoré de réaliser la même chose avec des éléments différents ? Lui qui pourtant est un génie hors du commun (« Halloween », « The Thing »). Plissken.. ou l’art du « déjà vu » !! Vous l’avez compris, aujourd’hui nous parlons cinoche.
Voici d’abord le premier des 2 films « Escape From New York » de John Carpenter.Escape From New York 02

Souvenons nous.. nous sommes en 20.. euh.. 199.. euh non attendez il y a tellement d’années qui sont cités dans cette rubrique que je vais très certainement vous donner mal à la tête. Donc nous allons commencer par.. euh.. le commencement ? Oui c’est cela le commencement.

Nous sommes en 1976, soit 2ans après la démission forcée du président américain Richard Nixon suite au scandale du « Watergate ». Cette année là.. NON JE NE CHANTE PAS DU CLOCLO !! bref.. cette année là, un jeune réalisateur de génie répondant au doux nom de John Carpenter acheva un scénario extraordinaire d’anticipation portant sur une prison de la taille d’une grande ville américaine.

Snake, tu vas sauver le président.. « le président de quoi?? »

Pour l’intrigue, je vous la fait courte.New York, 1988, le taux de délinquance est pharaonique. Les pouvoirs en place perdent le contrôle progressivement. Neuf ans passèrent et Manhattan, devenue depuis une prison géante est constamment surveillée au-delà d’un mur de confinement. On est d’accord, ça envoie !! Eh bien « croyez moi croyez moi pas.. », Carpenter eu toute les peines du monde à trouver un studio désireux de l’aider sur ce projet, «jugé trop violent, trop violent, trop bizarre» d’après notre ami.

C’est donc le 24 Juin 1981 que « Escape from New York » apparu sur les écrans de nos salles obscures. Dans cette œuvre, Snake Plissken, un jeune mercenaire borgne, hors-la-loi réputé pour ses talents d’homme d’action, est chargé contre son gré de la mission suivante ; récupérer une cassette importante concernant des secrets nucléaires et sauver le président américain qui, voulant échapper à une attaque terroriste à bord de l’Air Force One, se retrouve dans la prison géante évoquée plus haut.

le grand Lee Van Cleef dans la peau du chef de la police

le grand Lee Van Cleef dans la peau du chef de la police

La distribution est juste époustouflante. Kurt Russell (étoile montante du 7ème art) joue Snake Plissken ; Lee Van Cleef (légende des westerns) joue Bob Hauk, chef de la sécurité ; Ernest Borgnine (une autre légende) joue Cabbie, un chauffeur de taxi qui va aider Plissken ; Isaac Hayes (musicien de génie) joue le méchant « Duc » ; Et Donald Pleasence (légendaire pour jouer des méchants -dans «on ne vit que 2 fois » notamment-) joue le président. Et j’en passe.

Escape From New York 05

Snake pourra toujours compter sur Cabbie, un chauffeur de taxi futé joué par Ernest Borgnine

Parlons maintenant de la BO. Celui qui n’a jamais entendu les quelques notes de clavier du thème principal.. est un menteur!!^^ C’est John Carpenter lui-même qui a composé la bande originale dans sa quasi-globalité (exception faite d’un extrait de l’oeuvre de Claude Debussy, « la cité engloutie » ainsi que de la chanson « Everyone’s Coming to New York » de Nick Castle ). Elle a été faite de façon simple, avec quelques instruments électroniques, suscitant ainsi l’attention du spectateur (et sa tension^^ ) sur l’atmosphère apocalyptique et constamment pesante du film.

Escape From New York 07

« où es le duc? »

Concernant justement le rendu de l’oeuvre, tension du début à la fin. L’atmosphère rappelle les œuvres de Sergio Leone (dont Carpenter était admirateur), soit un rythme peu rapide souvent cassé causant une ambiance très angoissante et hautement crépusculaire. De plus, tout comme son idole, il n’en a pas trop fait (voir pas assez selon certain) et cela a été suffisant pour en faire un film de grande envergure : 6 millions de dollars US de budget et 50 millions de dollars US de recette, et nominé à 4 reprises aux Saturn Awards 1982 (meilleur film de science-fiction, meilleur réalisateur, meilleur maquillage, meilleurs costumes).

le voilà, Isaac Hayes joue le "Duc"

le voilà, Isaac Hayes joue le « Duc »

Une suite aurait pu ne jamais naître.. en fait si, une première idée a germé vers 1985-86 avant de disparaître. Et un jour de 1994, Los Angeles est prise par un séisme, on raconte que ce triste événement persuada définitivement John Carpenter de réaliser une suite, sortie en 1996 dans nos salles.

Ladies and gentlemen.. « Escape From L.A. »  de John Carpenter.Escape From LA 01

Tout part d’un très bon sentiment chez John Carpenter (« hourra on va revoir Snake Plissken ! ! »). L’intrigue est la suivante, en 1998 a lieu un terrible séisme qui transforma Los Angeles en île (jusque là tout va bien -enfin façon de parler^^⁻), suite au taux de criminalité ultra élevé pour lequel les autorités perdent pieds (décidément les États-Unis quand ils galèrent.. ^^ mais continuons), Los Angeles est transformé en prison géante (Encore ??:D ). Et 15ans plus tard, Snake Plissken revient sans une ride, et encore une fois contre sa volonté doit s’infiltrer dans la ville prison pour récupérer des codes de désactivation magnétique à grande échelle.

Jusque là, il n’y a pas vraiment de souci majeur, certes nous avons un Snake Plissken qui se fait encore arrêter au début du film (décidément pas très futé pour se faire pincer autant) et qui se fait ENCOOORE injecter une saleté qui le tue si il ne respecte pas les délais fixées par un chronomètre pour aller au bout de sa mission. Mais, encore une fois, c’est dans l’intérêt de la suite. Carpenter a voulu restituer la peur panique et l’envie de s’échapper comme dans le premier film. Mais Johnny, était il nécessaire que tu reproduises exactement la même trame scénaristique ?

il est de retour ça va chier..

il est de retour ça va chier..

Vous ne me croyez pas ? [ALERTE SPOIL : ON!!] New York, Snake échappe à une émeute et rencontre une blonde qui le reconnaît cette dernière lui demande de l’aider à s’enfuir avant de se faire chopper par des zombies. Les zombies poursuivent Snake qui parvient à leur échapper grâce à l’aide d’un taxi. Los Angeles, il rencontre une brune avec laquelle il se fait enlever mais parvient à s’enfuir avec elle, la fille le reconnaît et voudrais s’enfuir également mais se fait descendre par un tir donnant lieu à une fusillade, les méchants s’enfuient, Snake tente de les poursuivre et tombe sur un taxi. [ALERTE SPOIL : OFF!!]

Toujours le chic pour se foutre dans la merde celui là :p

Toujours le chic pour se foutre dans la merde celui là !! :p

Coïncidence ? [ALERTE SPOIL : ON!!] New York, Snake se fait piéger et prendre en otage par le « Duc », il va devoir surmonter une épreuve où il va devoir affronter un gars costaud sur un ring. Los Angeles, Snake se fait enlever de nouveau et dans un grand stade se fait poser un défi de basket-ball par un « pseudo Che Guevarra » joué par George Corraface ( « greco-coccoricooooo ! ! ! »:p ). [ALERTE SPOIL : OFF!!]

Il s’agissait de quelques exemples mais entendons nous bien cependant, ce n’est pas le fait que Carpenter réutilise des éléments du premier film qui est gênant en soit. Mais qu’il les utilise quasiment tous, et quasiment au même moment dans le film (à 3 exceptions prêt) est juste dommage.

non non ce n’est ni Che Guevarra ni mon pote Jea, c’est bien le méchant que joue George Corraface

Cependant ce film reste un très bon divertissement. Malgré des effets spéciaux souvent bâclés, il a un petit peu plus de fun, d’humour et d’autodérision que le premier. Le rythme est globalement le même et les sensations fortes sont toujours présentes. Pour la musique, John Carpenter a laissé certains artistes y prendre part (Rob Zombie, Clutch et j’en passe), une bande originale assez correcte bien que le célèbre thème principal du premier film ne soit entendu qu’au générique du début. Je reste persuadé que si « Escape From L.A. » avait été un reboot version « West Coast » de « Escape From New York » (sans que Plissken n’aie de lien entre les 2 films), sans doute les critiques de l’époque auraient été moins durs avec ce film qui finalement a eu tout de même droit à 2 nominations aux Saturn Awards 1997 (meilleur film de science-fiction et meilleurs costumes).

Grishka?? :p

Grishka?? :p

En conclusion, un film a eu un succès planétaire dans les années 80 et pendant longtemps on a hésité à en faire une suite. Un jour cela se fît avec plus de budget, et ironie du sort, le film ayant plus de budget est celui qui a moins bien marché au box office, mais cela n’est pas catastrophique, les films se regardent car après tout, ce n’est que du cinéma. 😉

 

 

Peut être ne vous ai-je rien appris, mais il est bon de se rappeler quelquefois des classiques d’un autre temps. En espérant vous avoir donné envie de les voir. Très bon films.^^

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