Sur un blogg dans l’Ouest..

Salut les loulous, cela fait longtemps n’est-ce pas ? Pas d’inquiétude je suis bien vivant. Bon nombre de péripéties ont eu lieu depuis, ce qui explique cette longueur. Bref, me revoici prêt à re-chroniquer et à re-vulgariser (et à re-rigoler un peu aussi).. et aujourd’hui nous allons parler cinéma.

Olà Cheyenne.. tu m'as l'air emballé..

Olà Cheyenne.. tu m’as l’air emballé..

Le film dont je vais vous parler maintenant appartient à un genre que j’affectionne tout particulièrement – du moins un de ces sous-genres -, à savoir le Western.. mais attention, le bon vrai western qui sent bon l’Ouest sauvage où l’on ne trouve que des anti-héros, réalisé par MONSIEUR Sergio Leone.. un Italien.. cela coule de source.^^ Plus sérieusement, je ne vais pas trop perdre de temps à disserter sur les Westerns Italiens qui ont cartonné dans la deuxième année des années 60, donnant naissance au Western Crépusculaire. Non je ne dirais pas « Western Spaghetti », ayant toujours détesté cette appellation quelquepeu raciste générée par la mauvaise fois de cinéastes américains de l’époque.. OK ON ENCHAINE !!

Et ça c'est de l'affiche qui en jette !!

Et ça c’est de l’affiche qui en jette !!

Le film répond au doux nom de « Il était une fois dans l’Ouest » (Once Uppon A Time In The West), réalisé par Sergio Leone, sorti en salle entre 1968 et 1969 selon les pays. Comment dire, ce film.. est.. bon.. Fort de son succès du à la trilogie du dollars, Sergio Leone, réalisant intentionnellement son dernier Western, enfonce le clou avec ce qui allait être, selon moi, son plus grand film jamais réalisé. L’ayant vu une première fois en tant qu’adolescent, j’ai mis beaucoup de temps avant de vraiment aimer ce film. Aujourd’hui je ne vois pas comment on pourrait parler de Western (tout sous-genre confondu) sans l’évoquer au moins une fois. Alors je vous préviens, partant du principe que beaucoup de gens l’ont vu, je vais spoiler pas mal de fois pour les besoins de mon article, mais je ferais de mon mieux pour ne pas trop en dire.

Commençons déjà par son casting.. comment dire.. de malade !!!

I°) Le casting de malade ! ! !

Claudia Cardinale au sommet de sa beauté

Claudia Cardinale au sommet de sa beauté

Ladies 1st, pour commencer nous avons l’une des plus belles actrices qui fut jamais, au sommet de sa beauté j’ai nommé Claudia Cardinale. Elle joue Gill McBain, une jeune veuve éplorée, que son passé « peu chrétien » va rattraper malgré elle. Cependant, d’un tempérament fort, elle fera tout pour que les grands rêves de son défunt mari ne sombrent pas dans l’oubli (jusqu’à aller coucher avec l’homme qui a tué ce dernier).

Charles Bronson qui fut aussi justicier dans la ville.. ici il sait jouer et il sait tirer

Charles Bronson qui fut aussi justicier dans la ville.. ici il sait jouer et il sait tirer

Passons au personnage mystérieux. Pendant 3 films Sergio Leone a fait appel à Clint Eastwood, cette fois-ci, c’est (le non-moins badass) Charles Bronson qui va avoir cette tâche, qu’il va remplir avec brio. Ici, notre ami interprête un as de la gâchette sans nom, jouant de l’harmonica avant de tuer ses victime et qui cache un douloureux passé.

Jason Robards est Cheyenne, un bandit qui en impose mais qui sait avoir de bons côtés..

Jason Robards est Cheyenne, un bandit qui en impose mais qui sait avoir de bons côtés..

Ensuite, (aaaaah j’adore ce personnage) il y a le personnage de Cheyenne. Hors-la-loi notoire, chef de gang, posant les bases -pour rester correct- lors de son apparission à l’écran, il est pourtant le personnage le plus attachant de la série. En effet, bien que bandit reconnu, il fait cependant preuve d’une grande clémence et l’idée qu’il soit accusé à tord d’avoir tué toute une famille (dont trois enfants) le rend malade ; il mènera en conséquence une contre-enquête pour chercher le vrai tueur, aux côté de l’homme à l’harmonica. Il est également très romantique (du moins à sa manière^^ ), il va tomber fortement amoureux de la belle veuve. Cela va même devenir réciproque. Mais conscient qu’une hypothétique relation n’aurait aucune issue, il se contentera d’une très forte amitié. Il est joué par l’excellent Jason Robards, acteur particulièrement doué pour les rôles de composition.

"oh putain c'est Henry Fonda.. trop bien ! ! " merci pour l'analyse Sergio.. donc là c'est Franck

« oh putain c’est Henry Fonda.. trop bien ! !  » merci pour l’analyse Sergio.. donc là c’est Franck

Enfin, si il y a bien un acteur, dont la présence dans le film a beaucoup oeuvré pour sa renommé, c’est bien lui. Superstar mondiale du cinéma des années 40 et véritable légende vivante aux yeux de ses pairs, MONSIEUR.. Henry Fonda !! Sergio Leone n’en revenait pas lui même d’avoir Henry Fonda dans son film.. (Il aurait dit, à l’apparition du personnage lors de la première projection, « Oh mon dieu c’est Henry Fonda, Enorme !!! », effectivement ce n’est pas comme si il y avait eu un tournage auparavant^^ ). Il joue le personnage de Franck, tueur de sang froid et homme de main d’un businessman ambitieux (et quelque peu véreux) qu’il va finir par trahir. Il cherchera à s’adoucir et à trouver d’autres moyens de négociation que les armes, mais il renoncera, réalisant que l’on ne se refait pas.

 

Mais un grand casting ne fait pas tout.. Ai-je parlé de la bande originale ?

II°) Encore et toujours, le grand Ennio Morricone

Cheyenne espère que "Harmonica" ne fera pas de fausse note..

Cheyenne espère que « Harmonica » ne fera pas de fausse note..

Qui dit Sergio Leone derrière la caméra, dit bien souvent Maître Ennio Morricone à la baguette. Ce grand monsieur, dont les BO sont innombrables, s’est donc chargé des notes, et de la plus belle manière encore une fois. Qui n’a jamais frissonné à l’écoute du thème de l’harmonica ? Qui ne s’est jamais ému à l’écoute du thème de Gill ? Ou même encore balancé la tête de gauche à droite sur le rythme du thème de Cheyenne ?

Cette partie est très courte car j’invite les gens novices à aller découvrir ces superbes musiques. (Harmonica’s Theme, Once Uppon A Time In The West, Cheyenne’s Theme, et d’autres liens qui se trouveront je pense très facilement depuis les recherches)

... car quand il ne joue pas de son instrument, il en joue un autre

… car quand il ne joue pas de son instrument, il en joue un autre

III°) Le rythme du film.. c’est son essence..

oh oh.. je voudrais pas être celui qui est en face..

oh oh.. je ne voudrais pas être celui qui est en face..

Et c’est là que l’on remarque à quel point Sergio Leone était un génie. Il a tout simplement cassé les codes. Alors que les films de la trilogie du dollars avaient donné un second souffle au Western en se débarrassant du manichéisme, rendant les personnages plus humains, ici nous sommes en immersion totale par rapport à l’oeuvre.

Chaque personnage, à travers les jeux de caméra (zoomant souvent sur les visages), va laisser transparaître ses pensés au spectateur, laissant clairement apparaître des moments forts et des moments faibles dans les action qu’il (elle) va entreprendre (l’agacement de Franck sur l’homme à l’harmonica, les regards de Cheyenne envers Gill, etc.)  ; ce qui suscite une reconnaissance de soit-même en chacun d’eux.

Gill a un mauvais pré-sentiment (SPOOOOIL ! ! !^^)

Gill a un mauvais pré-sentiment (SPOOOOIL ! ! !^^)

L’action du film est lente. C’est ce qui, une dizaine d’année plus tôt, m’avait un petit peu embêté par rapport à l’intrigue que je trouvais intéressante. En fait, Sergio Leone a eu raison de choisir ce rythme cassé pour le film. Ce film n’est pas sensé être fait pour de l’action brêve et soudaine. Il y en a de temps en temps, bien entendu. Ce Western met en avant principalement une tension permanente et des scènes généralement dramatiques (bien souvent à la manière d’un opéra). Il n’est d’ailleurs pas incorrect de penser que ce film a un fond de tragédie (son introduction relativement longue digne d’un prélude d’opéra, des personnages affrontant leur destin, etc).

Cheyenne en pleine prise de tête.. aaah à force d'être au soleil.. tu m'étonnes que tu demandes une jarre de Whisky en arrivant (SPOIIIIL ! ! !^^)

Cheyenne en pleine prise de tête.. aaah à force d’être au soleil.. tu m’étonnes que tu demandes une jarre de Whisky en arrivant (SPOIIIIL ! ! !^^)

A noter également que les décors du film (tourné en partie à Monument Valley, en Arizona) sont particulièrement remarquables (cf. la scène où Gill est conduite à sa nouvelle maison)

Sergio Leone (au centre) entouré des 4 protagonistes

Sergio Leone (au centre) entouré des 4 protagonistes

CONCLUSION, j’ai longtemps hésité avant de me décider à parler de ce monument du 7ème art, mais il y a tellement de choses à dire encore qu’il faudrait multiplier cet article par 10 en nombre de lignes. J’espère que mon coup de coeur sur le 20ème plus grand film de tous les temps (selon IMDB) aura donné envie de le voir (ou de le revoir).. D’ailleurs, je me le regarderais bien là.. 😉

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